Alors ce bébé, c’est pour quand ?

Cette petite question qui semble si anodine pour une grande majorité de personnes peut être une question douloureuse et extrêmement sensible.

De nos jours, il semble que toutes les questions sont permises, et ce probablement à cause de la sur-publication et surexposition de nos vies privées sur les réseaux sociaux. De ce fait, les gens semblent avoir le droit de poser toutes sortes de questions, même les plus intimes.

Car oui, construire une famille relève de l’intimité du ménage. Certains couples ne souhaitent pas avoir d’enfants et c’est leur droit. Quant aux autres, personne, ou en tout cas le grand public, ne sait ce qu’il se passe dans la bulle intime du couple. Certaines femmes doivent faire face à une fausse couche et ne vont pas le crier sur tous les toits. Elles essayent, tant bien que mal, d’avancer dans leur vie, tout en faisant le deuil de cette perte. Elles doivent se retrouver dans leur vie de femme, dans leur vie de couple et dans leur vie professionnelle. De plus, la fausse couche doit également être digérée par le conjoint qui, même s’il n’a physiquement pas perdu l’enfant, doit passer par ce deuil émotionnel.

 

« Alors cet enfant, c’est pour quand ? »

Probablement une des questions les plus pénible à recevoir lorsque le couple traverse une période difficile appelée l’infertilité. Un véritable coup de couteau dans cette plaie bien ouverte. Rendez-vous hebdomadaire chez les médecins, incompréhensions, attente de résultats d’examens, annonce permanente de grossesse et de naissance ; le quotidien du couple infertile est semé d’embuche.

L’infertilité, qui selon certaines personnes, se règle en arrêtant de penser au problème, est une réalité à laquelle est confronté 1 couple sur 6 en Suisse. Malheureusement, pour ces couples les recommandations de l’entourage qui se veut bienveillant, est en réalité insupportable à gérer. Ils doivent souvent faire face à de longs mois d’attente, durant lesquels les médecins essayent de poser un diagnostic pour ensuite venir avec un plan d’action. Lors de ces moments de doutes et d’incertitude, les couples sont confrontés à toutes les histoires du monde ;

« Ma cousine ne pouvait pas avoir d’enfants, ils sont partis en vacances et devine, elle vient d’accoucher ! » ou encore, « ma meilleure amie a décidé d’adopter un chien et la semaine d’après a découvert qu’elle était enceinte » !

Évidemment, il est prouvé que le stress est mauvais pour la fertilité. Mais malheureusement pour tous ces couples ayant à faire face à une réalité difficile à accepter, gérer son stress ne va pas solutionner la totalité des maladies liées à l’infertilité.

A l’avenir, ne demandez plus aux jeunes couples « c’est pour quand ce bébé ? » mais plutôt, « comment vas-tu ? » et si la réponse est négative, soyez à l’écoute pour ces jeunes qui ont l’impression de mener une guerre interne au quotidien, tout en en devant gérer les autres aspects de leur vie.

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Marion Golubev

Co-fondatrice

Passionnée de sport et de nutrition, diplômée de ces deux domaines, j'ai décidé de lancer la plateforme Bouncy avec Alejandra en raison de mon expérience pour devenir maman. Lorsqu'avec mon mari nous avons décidé de fonder une famille, nous étions loin d'imaginer toutes les péripéties que nous allions rencontrer. Et c'est pour toutes ces raisons que Bouncy est née!

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