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Les accouchements instrumentalisés

Comment aborder le sujet des instruments pour l'accouchement ?

L’accouchement peut, dans certains cas, nécessiter une assistance médicale pour faciliter la naissance du bébé. Parmi ces aides, l’utilisation d’instruments obstétricaux est une pratique courante lorsque le travail ne progresse pas comme prévu ou en cas de souffrance fœtale.

L’assistance mécanique à l’accouchement a évolué au fil des siècles, passant de pratiques rudimentaires à des techniques modernes plus sûres et contrôlées. L’utilisation des instruments obstétricaux a permis de réduire les risques pour les mères et les bébés, tout en favorisant des accouchements plus sûrs. Cependant, leur usage doit toujours être justifié et accompagné d’un consentement éclairé. Ces interventions sont réalisées par des professionnels formés, avec un suivi rigoureux pour éviter les complications.

Comment et à quel moment le personnel médical décide-t-il d’utiliser ces instruments ?

L’utilisation se fait en temps réel au moment de la phase expulsive selon les indications fœtales et ou maternelles.

Comment informez-vous vos patientes sur le besoin d’une telle intervention ?

Par des explications claires et transparentes au cours du travail, en détaillant les raisons, les options, et les implications. Ces scénarios sont évoqués pendant leur grossesse pour les préparer à ces éventualités.

Est-il possible d’inclure nos préférences sur leur utilisation dans un plan de naissance ?

Oui, bien qu’en situation critique, la priorité reste la sécurité de la mère et de l’enfant. L’obstétricien ne peut pas être contraint par l’usage d’un instrument pour lequel il n’est pas à l’aise. Par ailleurs, je préfère parler de « projet » de naissance car c’est un événement impossible à planifier.

Que se passe-t-il si je refuse l’utilisation d’instruments pendant l’accouchement ?

L’obstétricien expliquera les risques associés au refus (césarienne à dilatation complète), mais le choix final appartient à la patiente, sauf en cas de menace immédiate pour la vie.

Y a-t-il des alternatives aux instruments si des complications surviennent ?

Alternatives possibles : 

    • Repositionner la mère ou le bébé.
    • Sauter 1 ou 2 poussées pour permettre au bébé de récupérer
    • Stimuler ou couper les contractions via des méthodes naturelles ou médicale (oxytocine).
    • Dans certains cas, avoir recours à une césarienne.


Comment abordez-vous le sujet avec vos patientes pour garder un esprit ouvert ?

  • Encourager des discussions prénatales sur les interventions potentielles.
  • Rassurer sur la sécurité des procédures lorsqu’elles sont nécessaires.

L’utilisation d’instruments peut-elle affecter le rétablissement post-accouchement ?

Oui, des soins spécifiques peuvent être nécessaires pour gérer : 

    • Déchirures ou douleurs périnéales.
    • Surveillance des complications chez le bébé.

Existe-t-il des indications spécifiques pour les soins après un accouchement assisté ?

Recommandations courantes : 

    • Soins périnéaux pour prévenir l’infection.
    • Soutien psychologique en cas d’accouchement difficile.
    • Suivi médical pour la mère et le bébé.

 

Rappel pour les futurs parents : ils doivent savoir qu’ils ont leur mot à dire et que les décisions sont prises en équipe avec les soignants. Et que pour cela, la meilleure manière de s’y prendre est de s’informer en amont auprès de son médecin ou de sa sage-femme. 

L’essentiel est de démystifier l’utilisation des instruments sans dramatiser ni minimiser d’approcher le sujet de manière bienveillante. En expliquant avec transparence, les futurs parents se sentiront mieux préparés et plus confiants pour accueillir leur bébé sereinement.

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A.Haydar

Ahmad Haydar

F.M.H Gynécologie-obstétrique.
Spécialisé en gynécologie et obstétrique dans le suivi des grossesses compliquées et des accouchements.
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